Moi, Nina Caurier, citoyenne boulonnaise française, aidante, thérapeute en relaxation psychocorporelle, je dis Non à l’euthanasie,
Oui aux soins palliatifs.
Pourquoi? Pour qui?
Non à l’euthanasie,
Oui aux soins palliatifs.
Nous, Français, avons le devoir de préserver la VIE de tous nos concitoyens et concitoyennes qui approchent du terme de leur vie, d’instaurer leur droit aux soins palliatifs et qu’il soit effectif et opposable. Nous, Français, demandons que notre système de santé soit protégé de la pire dérive qui assimile l’empoisonnement délibéré aux soins.
La dignité humaine consiste d’abord à ne jamais abandonner une personne
Une société se juge à la manière dont elle accompagne les plus fragiles. La France a inscrit au fronton de ses mairies trois principes fondamentaux : Liberté, Égalité, Fraternité. Ces valeurs prennent tout leur sens lorsque la maladie, le grand âge ou le handicap rendent une personne vulnérable.
La liberté n’est véritable que lorsque chacun peut choisir sans subir de pression. Or une personne qui se sent inutile, abandonnée, isolée ou coupable de peser sur ses proches ne choisit pas dans les mêmes conditions qu’une personne entourée, aimée et soutenue.
Avant de proposer la mort comme solution, une société devrait s’assurer d’avoir offert le meilleur de la vie jusqu’à son terme naturel :
- des soins palliatifs accessibles à tous, partout sur le territoire ;
- une prise en charge efficace de la douleur physique ;
- un accompagnement psychologique et spirituel pour ceux qui le souhaitent ;
- une présence humaine quotidienne, afin que personne ne meure dans la solitude ;
- des établissements accueillants, propres, climatisés lors des épisodes de forte chaleur, calmes et respectueux de l’intimité ;
- un véritable soutien aux familles et aux aidants afin qu’ils ne soient pas épuisés ou laissés seuls face à des responsabilités écrasantes.
Le désir de mourir peut parfois être l’expression d’une souffrance qui dépasse la maladie. Plusieurs facteurs sont régulièrement évoqués :
- le sentiment d’être un poids pour sa famille ;
- la peur de coûter trop cher aux proches ou à la collectivité ;
- la solitude et l’isolement ;
- l’absence d’accès à des soins palliatifs de qualité ;
- la dépression ou le désespoir liés à une perte de sens.
Ces souffrances sont profondément humaines. Elles ne traduisent pas toujours un refus de vivre ; elles peuvent exprimer un besoin d’être aimé, reconnu, soulagé et accompagné.
Nombre de soignants en soins palliatifs témoignent que des personnes ayant exprimé un souhait de mourir changent parfois d’état d’esprit lorsque leur douleur est correctement traitée, lorsqu’elles retrouvent une relation avec leurs proches ou lorsqu’elles cessent de se sentir seules. Cela ne signifie pas que toutes les demandes disparaissent, mais cela rappelle qu’il est essentiel d’évaluer et de traiter les souffrances physiques, psychologiques, sociales et existentielles.
La dignité d’une personne ne dépend ni de son autonomie, ni de sa productivité, ni de son coût pour la société. Elle est inhérente à tout être humain, jusqu’à son dernier souffle.
Une société fraternelle ne mesure pas la valeur d’une vie à son utilité. Elle affirme que personne ne doit se sentir de trop. Son devoir est de dire à chacun : « Tu as ta place parmi nous. Tu seras soigné, accompagné, respecté et aimé jusqu’au bout. »
Protéger la vie jusqu’à sa fin naturelle ne consiste pas à prolonger inutilement les souffrances. Cela consiste à refuser l’abandon, à soulager la douleur, à respecter les volontés du patient dans les limites de l’éthique médicale, et à faire en sorte que personne ne demande la mort parce qu’il manque d’amour, de présence, de soins ou de solidarité.
Une République fidèle à sa devise devrait pouvoir garantir à chaque citoyen que, dans les derniers jours de son existence, il ne sera jamais seul, jamais considéré comme un fardeau, jamais privé de soins adaptés, et toujours reconnu comme une personne dont la vie conserve une valeur inestimable.
Vive la France, vive l’aide à La Vie et vive tous nos Français!